Les Cahiers de Limentinus. Lectures fin de siècle

(Essais. XYZ Editeur, 1998, 351p.)

"La lecture est sans nul doute, avec l'amour, parmi les expériences les plus vives et les plus hautes que l'on puisse vivre." (Introduction)

Défense et illustration de la littérature par un écrivain qui en lit d’autres, ce livre aimerait redonner à la lecture un statut prestigieux. Il fut un temps où l'écriture était une activité servile réservée aux scribes sans gloire, alors que les maîtres se spécialisaient dans la seule lecture. Idéalement, l’auteur voudrait réunir ces deux fonctions qui étaient jadis séparées et être un lecteur qui écrit autant qu'un auteur qui lit, une sorte de copiste enlumineur qui donne vie aux textes de manière à les rendre désirables. Consacré à la littérature française contemporaine, que la critique patentée a tendance à ignorer, ce livre de livres met en scène le débat solitaire des écrivains face à la condition humaine. Voici donc des auteurs dont on restitue l’univers. On les y voit prendre leurs distances par rapport au monde actuel, se pencher sur l'être humain avec inquiétude et évaluer ce qu'il est, ce que sont ses espoirs, ses limites, ses perspectives.

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Ce que la critique en pense

"Quelle érudition ! (…) Ce livre sur les livres est tout simplement passionnant." Lise Lachance, Québec, Le Soleil, 31 janv. 1999.

"Je tiens à redire le plaisir que j'ai eu à lire ces Cahiers de Limentinus (…) les lectures de Gaëtan Brulotte combleront ceux et celles qui se nourrissent de littérature. (...) finesse d'observation (…) beauté du style (…) assurance du propos. (…) indéniable talent à situer le coeur d'une oeuvre (…) le plaisir d'ouvrir des portes ne se démentira pas. Les passeront ceux et celles qui le voudront bien." Louis Cornellier, Montréal, Le Devoir, 9-10 janv. 1999.

"outil précieux pour tout lecteur curieux de la production littéraire, critique et philosophique de cette fin de siècle (…) commentaires éclairants et stimulants (…) chroniques (…) intéressantes, intelligentes et écrites avec finesse. Elles nous rappellent qu’il existe un lien étroit entre la connaissance et la réflexion (…) des lectures qui révèlent l’amour du livre et la passion de la connaissance." Janet M. Paterson, University of Toronto Quaterly 69.1 (Winter 1999-2000) : 431-432

"grande perspicacité critique (…) Plus que de simples commentaires, ses chroniques parv[iennent] à saisir, à travers les écrivains du XXe siècle, l’essence même de la littérature et de son rôle dans la société actuelle." Francine Bordeleau, Lettres québécoises 94, été 1999, p. 49.

" J’ai toujours lu Gaëtan Brulotte avec lenteur et une certaine minutie, ce qui veut dire un maximum d’attention, car sa prose va droit à l’essence des idées et des choses; de plus, elle est mobile et l’on se doit de la suivre de très près pour s’assurer de n’en rien perdre. De là, son autorité. Elle me fait penser à ces parfaites proses critiques que, dans ma jeunesse, Robert Kemp, André Rousseau, Jean Cassou et d'autres du même calibre signaient dans Les Nouvelles littéraires, Candide, Gringoire. Quels feux d'artifice qui durent toujours dans l'esprit de ceux qui les virent paraître! (...) Personne n’écrit de chroniques plus substantielles et au style aussi alerte. Ce que Gaëtan Brulotte nous offre dans Les Cahiers de Limentinus est là pour rester. Il a su saisir les dominantes d’un grand siècle à l’extrême mouvance intellectuelle, et en tirer, pour son lecteur, les synthèses vivantes du génie français." Clément Marchand de l’Académie des lettres du Québec et de la Société Royale du Canada

"Le grand mérite de ce livre est de rendre hommage au foisonnement de la pensée et de la création littéraire en France tout au long de ce siècle." Montréal, Ici, 31 déc.1998-7 janv.1999

"approche amoureuse de la littérature… rend subtilement compte de l'esprit de notre temps." Nicole Bajulaz-Fessler, Paris, Encres vagabondes 16, mars 1999, p. 57.