Le Client

(Théâtre. Editions Lansman, 2001, 48p.)

En fin de journée, un passant passionné de musique pénètre dans un modeste atelier de lutherie. Sa destinée en est alors radicalement transformée et il ne voudra plus en sortir. A l'ombre du violon, trois solitudes se dessinent, trois folies se rencontrent, trois mystères se révèlent…

Version radiophonique

Version scénique, 1996-2001

Lire un extrait

Ce que la critique en pense

"Chaurette, Tremblay, Garneau, Fréchette. La littérature dramatique québécoise est, depuis quelques années, bien présente sur nos scènes. Il faut désormais compter avec Gaëtan Brulotte. (…) Pièce étrange et envoûtante, au climat assez voisin de l'univers de Pinter ou de Beckett (…) On ne sort pas indemne de ce fin spectacle, tissé au fil de soie, et on se réjouit de découvrir en Gaëtan Brulotte un écrivain de théâtre à l'univers insolite, à l'écriture précise, riche d'un implicite qui ouvre sur des arrière-plans profonds." Jean-Pierre Siméon, L'Humanité, 20 juillet 2001, p.19

"Une pièce qui vous prend au creux des entrailles et ne vous lâche pas. (…) quand on cherche des auteurs vivants dont l'écriture et le récit sont une merveille, on trouve: Gaëtan Brulotte est de ceux-là (…) donne un fruit à point, un trésor de pièce dont les interprètes assurent le coulis délicieux. (…) Une pièce dont l'atmosphère vous colle à la peau, qu'il faut absolument voir." Jean-Michel Gautier, La Marseillaise du Vaucluse, Avignon, 17 juillet 2001, p. 5

"Cette pièce suave pourrait appartenir à l'univers de Kafka ou de Tchekhov. (…) Sa pièce est construite comme une nouvelle. Sa technique s'apparente à celle de Marcel Aymé qui fait naître directement le fantastique du quotidien. Mais chez Brulotte c'est la poésie qui transfigure des êtres ordinaires. (…) nous sommes littéralement charmés, transportés. (…) Nous sommes en présence d'une fable merveilleuse qui n'exclut ni les interrogations métaphysiques ni la profonde complexité des personnages. (…) Cette représentation est un enchantement, reçu comme un baume, qui nous persuade que même les vies les plus simples recèlent de précieuses beautés." Chrysale, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, N° 4002, le 18 mai 2001, p. 108-109.

"Cette belle pièce est étonnante à plus d'un titre. D'abord parce que ce luthier qui est enfin parvenu à la perfection et se trouve confronté au vide d'une mort prochaine est fascinant comme un charmeur de serpent. Ensuite parce qu'elle fait appel à un comédien, un musicien et une danseuse, ce qui n'est pas banal. Enfin parce qu'elle nous parle de solitude avec mélancolie, mais sans tristesse et même avec douceur." Alain Pécoult, Agora Pièces 2001.

"Le texte, la mise en scène et le jeu des acteurs sont littéralement envoûtants. Le spectateur entre dans le magasin en même temps que le client et lui non plus n'en ressortira pas, fasciné par ce spectacle complet, mêlant poésie, drame, suspens (mais oui!), musique et même danse. (…) Le théâtre, disait Jouvet, est d'abord un beau langage. Nous voilà servis. Le texte est magnifique, très riche et très ouvert. On peut y voir le travail de toutes les séductions, bénéfiques ou maléfiques. On peut y trouver une interrogation sur la transmission et la filiation. Chaque phrase nous renvoie à nos vies…" Jean Regad, Sud Théâtre, le 20 juillet 2001

d'autres critiques...